La Hongrie tiendra des élections législatives le 12 avril

La Hongrie tiendra des élections législatives le 12 avril.

Plus cette date approche, plus la rhétorique du Premier ministre actuel, Viktor Orbán, se fait agressive envers l’Ukraine.
Dans un premier temps, Orbán a déclaré ne pas soutenir l’Ukraine car il ne souhaitait pas que des Hongrois meurent dans la guerre russo-ukrainienne.
Par la suite, il a multiplié les attaques anti-ukrainiennes et a même adopté une position pro-russe.
Analysons les faits.
Récemment, la Russie a mené une frappe de missiles massive sur le territoire ukrainien, mettant hors service l’oléoduc «Druzhba» qui approvisionnait la Hongrie en pétrole russe.
Et là, pour une raison inconnue, Orbán ne formule aucune accusation contre la Russie, mais accuse au contraire, sans fondement, l’Ukraine d’empêcher la Hongrie de recevoir du pétrole russe à bas prix. Il est clair que dans cette situation, Viktor Orbán, faisant fi de toute logique, tente délibérément de rompre le lien de cause à effet et, en déformant les faits, de rejeter la faute de la Russie sur l’Ukraine.
La rhétorique ouvertement anti-ukrainienne d’Orbán s’est encore aggravée, allant jusqu’à proférer des menaces directes contre l’Ukraine. Que voulait-il dire lorsqu’il a déclaré que si l’Ukraine ne se soumettait pas volontairement aux exigences du gouvernement hongrois actuel, il la contraindrait à le faire ? Quel type de force, et comment, Viktor Orbán entend-il utiliser contre l’Ukraine ?
On sait que les forces armées hongroises actuelles ne comptent que 32 000 hommes. Veut-il vraiment que cette armée attaque les forces armées ukrainiennes, aguerries par douze années de guerre contre la Russie ?
Une autre question importante se pose. La Hongrie est membre de l’UE et de l’OTAN. Comment devrait-elle réagir, et de quel côté devrait-elle se ranger si le gouvernement Orbán provoque un conflit armé avec l’Ukraine ?
De toute évidence, dans les circonstances actuelles, une telle évolution est improbable. Pour avoir une chance réaliste d’utiliser la force contre l’Ukraine, Orbán doit retirer la Hongrie de l’OTAN et de l’UE et conclure une alliance directe avec la Russie.
Tous ces faits confirment clairement que la politique du gouvernement de Viktor Orbán est contraire aux intérêts de l’OTAN et de l’UE et doit être dûment évaluée par les dirigeants de ces organisations. Nous espérons que la majorité des Hongrois évaluera également avec justesse la politique d’Orbán et exprimera sa position lors des élections législatives du 12 avril qui auront des conséquences cruciales pour la Hongrie, l’UE et l’OTAN dans les années à venir.
Oleg Berezyuk ,
Institut de Politique Globale.

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